• Déjà 500 millions de Dollars d'investissements .... Après un premier forage prometteur, le consortium qui poursuit les recherches de pétrole-offshore au large de la Guyane vient d'avouer son quatrième échec succesif.

    "Objectif Transition" se rejouit vivement de cet échec et demande au gouvernement de ne plus accorder de nouveau permis dans la zone. Il est temps de tourner la page  ....

     

    http://www.guyaweb.com/forage-nouvel-echec/

     

    l'article de Guyaweb :

    ar le dans Forage : nouvel échec

    Un communiqué de presse international adressé par la Northpet, actionnaire minoritaire du consortium pétrolier (Total, Shell, Tullow, Northpet) vient d’annoncer l’échec du forage en cours GM-ES5. (Selon Gilles Amiard de Shell France, “généralement ni Total ni Shell ne communiquons, mais pour Northpet compte-tenu de leur portefeuille d’activité il est généralement plus important pour eux de communiquer le plus vite possible“).

    Extrême prudence de Shell sur la poursuite du programme d'exploration. Ici Gilles Amiard, porte-parole du pétrolier en Guyane.

    Arrivées à 6460 mètres de profondeur, les techniques ont décidé ce mercredi de stopper l’ouvrage ne trouvant aucune trace d’hydrocarbures. C’est le cinquième échec consécutif sur le permis Guyane Maritime.

    Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le puits GM-ES 5 avait été entrepris à seulement 7 kilomètres du puits Zaedyus – qui atteignait en 2011 une poche d’or noir brut – afin d’optimiser les chances de trouver de l’or noir. Mais rien. Une nouvelle déception, après celle consécutive à l’avortement du 4e forage en juillet, qui était censé découvrir un gisement distinct à celui de 2011.

    En Guyane, cette annonce aura l’effet d’une douche glacée pour certains membres du monde politique et économique qui avaient entrevu dans la découverte de 2011 des perspectives juteuses. “On continue malgré tout le travail de façon à se préparer pour une éventuelle demande de nouveaux forages, plutôt dans la zone centrale (sur le programme 2011-2013, le consortium sondait la zone Est du permis Guyane Maritime) et finir d’analyser les données sismiques 2012” nous répond Gilles Amiard. “En terme d’actions initiées on continue toujours à travailler avec les étudiants, et on maintient notre programme d’apprentissage, on continue à supporter la commission [qui pourrait se réunir désormais non plus tous les deux mois, mais tous les trois mois]” s’est voulu rassurant le porte-parole.

    Il y a quelques mois, Shell comme Tullow évoquaient la difficulté de trouver au bon endroit les poche de brut. Sont-ils toujours aussi confiants au lendemain du cinquième échec consécutif ? “Malheureusement oui, le taux de réussite est toujours autour de 20%. Sur cinq puits forés : un positif, on est dans la statistique, c’est la vie de l’exploitation dans une zone qui n’a pas encore révélé tous ses potentiels. On sait qu’il y a du pétrole mais il faut maintenant comprendre comment il s’est déplacé“. Et pour ce faire, les données sismiques recueillies en 2012 vont être passées au crible.

    Le consortium risque-t-il de s’étioler faute de gisement retrouvé ? “Je ne pense pas parce que tout le monde croit au potentiel, simplement il faut se laisser le temps de ne pas forer n’importe où et avoir le maximum de chance” nous répond Shell.

    Une défaite cuisante qui fait dire au consortium que “2014 sera une année blanche en terme d’opération” (Les Echos du 13/11). Selon le quotidien, “Le coût total du programme d’exploration avait été évalué autour de 500 millions de dollars“.


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  • on ne va pas se plaindre de ce nouvel échec  de "Tullow Oil" ...
    ( http://www.lemonde.fr/planete/<wbr>article/2013/04/23/<wbr>echec-d-un-forage-petrolier-pro<wbr>metteur-en-guyane-francaise_31<wbr>64504_3244.html#xtor=RSS-3208 )
    dans sa  tentative de troisième forage. Par contre , le dernier bulletin du BEPH indique 5 nouvelles demandes de permis de forages sur la zone au large de la Guyane. Il y en a qui continuent à croire à l'Eldorado ...
    http://<wbr>www.developpement-durable.gouv.<wbr>fr/IMG/pdf/<wbr>Bull-beph_02_2013.pdf

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  • La joie n'aura duré que quelques jours. L'annonce faite par les ministres Montebourg et Bricq était pour le moins intempestive et n'a pas plu  dans les milieux pétroliers ni dans le milieu gouvernemental. Nicole Bricq, dont nous saluons la nomination, en a fait les frais en perdant son poste ministériel.

    La nouvelle ministre de l'écologie et de l'énergie dit vouloir mettre en chantier rapidement la refonte du code minier,  promettant   transparence et  précautions environnementales  au permis de Guyane.

    D'une part trop d'argent est en jeu et d'autre part ces forages en Guyane sont politiquement plus faciles "à faire passer" que ceux de la Méditerranée.

    Les nouveaux élus écologistes doivent d'entrée avaler des couleuvres et s'en sortent avec une langue de bois très professionnelle (une "promotion" pour Nicole Bricq d'après Cécile Duflot !)

     François de Rugy fait pire en déclarant sur France Inter qu'on ne pouvait plus stopper les opérations en Guyane  "contrairement au permis Rhône Maritime qui avait un statut différent".

    Je me dois de rappeler que cette affirmation est inexacte : Les deux seront difficiles à stopper !

    Le permis Rhone-Maritime est certes en cours d'instruction de sa demande de prolongation - mais il faut un élément nouveau et grave pour ne pas l'accorder !

    Guyane - et Rhone-Maritime sont tous deux des permis d'exploration accordés.

     

    L'annonce de Monsieur Sarkozy, en pleine campagne électorale, de l'abrogation du permis était de la pure démagogie électorale et n'a laissé aucune trace administrative. (au contraire !)

     

    Melrose/Noble peuvent être patients, ils en sont encore aux études sismiques et aucun forage d'essai n' à  été effectué (contrairement à la Guyane), mais c'est bien la seule différence entre ces deux permis accordés.

    Melrose et Noble et les services ministériels attendent donc patiemment car ils savent l'un comme l'autre que le sujet est "explosif".

    Contrairement à la Guyane ou règne un certain consensus politique pour exploiter les hydrocarbures des profondeurs marines, en Provence la classe politique dans son ensemble s'y oppose. La proximité des côtes (50 km) et la création du Parc National des Calanques n'y sont pas pour rien.

    La poursuite des opérations des sociétés Melrose et Noble - c'est à dire une nouvelle campagne sismique - provoquera un clash qui jettera le froid entre le PS et les élus EELV, mais aussi et surtout entre le parti EELV et sa base militante. Le début de la fin de l'écologie politique ?

     Sachant que l'opposition de droite ferait évidemment ses choux gras du redémarrage du permis Rhone Maritime on comprend que le gouvernement Ayrault temporise.

     

    S'appuyant sur un nouveau code minier qui ne rendrait plus automatique le passage de l'exploration vers l'exploitation,  seule une mobilisation citoyenne de grande ampleur pourra venir à bout de ces projets. 

     

    le site du collectif d'opposition en Guyane :        http://or-bleu-contre-or-noir.org/

    l'article du monde du 14 juin 12     http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/13/coup-d-arret-aux-forages-de-shell-en-guyane_1717478_3244.html

    le Monde analyse les conséquences politiques ....   http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/22/comment-le-petrole-de-la-guyane-a-eu-raison-de-la-ministre-de-l-ecologie_1723112_3244.html

    Il y en a qui poussent la réflexion encore plus loin ;-)    http://lelab.europe1.fr/t/l-avenir-de-petroplus-enjeu-cache-derriere-les-forages-de-shell-en-guyane-3574

    ci-dessous un des nombreux articles consacrés à ce sujet (20 minutes)

     Pétrole en Guyane: Les forages exploratoires de Shell «vont pouvoir reprendre»

    5 contributions

    Créé le 21/06/2012 à 00h17 -- Mis à jour le 21/06/2012 à 13h09
    Une plateforme offshore au large de la Guyane

    Une plateforme offshore au large de la Guyane Jody Amiet afp.com

    ENERGIE - Le préfet a signé les arrêtés aujourd'hui mercredi et donc les forages vont pouvoir recommencer lundi...

    Les forages exploratoires de la compagnie pétrolière Shell en Guyane "vont pouvoir reprendre" a priori "lundi", ont annoncé à l'AFP des parlementaires guyanais mercredi soir à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel.

    Le sénateur Georges Patient (PS) et la députée Chantal Berthelot (PRG) ont affirmé que le préfet de Guyane avait eu "l'autorisation de signer les arrêtés préfectoraux" permettant la relance de cette nouvelle campagne d'exploration dans les eauxguyanaises et que les forages devraient "reprendre lundi".

    "Le préfet a signé les arrêtés aujourd'hui mercredi et donc les forages vont pouvoir recommencer lundi", a déclaré Mme Berthelot, rappelant que le bateau de forage ultra moderne affrété par Shell était "arrivé mardi" comme prévu initialement dans les eaux guyanaises.

    Interrogée par l'AFP, une porte-parole de Shell a indiqué ne faire "aucun commentaire dans l'attente d'une notification officielle".

    Guyane Nature Environnement (GNE) s'est déclarée prête à attaquer au contentieux les arrêtés préfectoraux s'ils contreviennent au code de l'Environnement. Les études sismiques recourent à des émissions sonores extrêmement puissantes, nuisibles pour la faune marine à plus de 100 km du navire émetteur, a rappelé GNE interrogé par l'AFP.

    Depuis une semaine, un certain flou entourait le devenir de cette exploration pétrolière: mercredi dernier, la ministre de l'Ecologie Nicole Bricq avait parlé d'une suspension du permis de Shell avant de parler d'une "remise à plat".

    - "tactique et stratégie" -

    Cela avait provoqué un certain émoi chez les élus guyanais -- attachés à cette perspective de développement-- et surtout chez l'opérateur qui n'avait pas été prévenu.

    "Les forages vont reprendre lundi et des avancées ont pu être obtenues tant en terme de garanties environnementales qu'en terme de garanties économiques. Et très probablement les retombées financières pour les collectivités et pour l'Etat seront revues à la hausse, par rapport à ce qui était avancé jusque là par Shell", a ajouté M. Patient "très satisfait" de l'entretien.

    Pour le sénateur, "il y a un peu de tactique et de stratégie dans cette façon de faire" du gouvernement, d'autant qu'au "ministère de l'Ecologie (où les élus ont aussi été reçus, ndlr) ils n'avaient rien trouvé dans les dossiers pour travailler correctement".

    "Cette petite mise à plat a permis de faire comprendre qu'une autre logique était à l'oeuvre avec ce nouveau gouvernement: si le précédent privilégiait l'exploitation par le privé quitte à réguler, là ce gouvernement sera plus vigilant sur l'intérêt général et les retombées pour la population", a estimé M. Patient.

    Selon Mme Berthelot, "ce petit couac du départ permet de ramener les choses vers une gouvernance différente".

    Parallèlement aux travaux exploratoires, des discussions vont avoir lieu pour définir "les besoins en formation et en définition des métiers" que pourraient générer la plate-forme s'il y a exploitation.

    On espère que le projet sera "synonyme de développement d'infrastuctures et d'accès à l'emploi, important quand on a 20% de taux de chômage, surtout chez les jeunes", a souligné la députée.

    La compagnie Shell, associée pour ce projet avec Total et le Britannique Tullow Oil, avait annoncé en septembre dernier, à l'issue d'une première campagne de prospection, la découverte de pétrole pour la première fois au large de la Guyane.

    Cette découverte faite par quelque 6.000 mètres de profondeur (2.000 m d'eau et 4.000 m de plancher océanique) suscite l'appétit des pétroliers mais aussi la crainte des écologistes pour une biodiversité particulièrement riche.

    © 2012 AFP

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  • Excellente nouvelle pour tous les amoureux de la Guyane !

    Le collectif "Objectif Transition" adresse ses chaleureuses félicitations au collectif  "Or bleu contre Or noir" qui se bat en Guyane contre ces projets de forages depuis seulement quelques semaines.

    Une fois de plus la mobilisation citoyenne est en train de porter ses fruits.

    Parmi le points noirs pointés par le gouvernement figure l'utilisation de la technique des boues de forages à l'huile - nous avions alerté à juste titre sur ce sujet .

     Nous tirons également le chapeau au ministère de l'environnement qui montre par cette décision qu'il sait résister aux multinationales pétrolières et que l'alternance politique a déjà porté ses fruits.

    On pourra désormais plus sereinement suivre le chantier du nouveau code minier.  Le collectif "Objectif Transition" le fera avec vigilance.

    Achim Gertz  pour "Objectif Transition"

     

    Coup d'arrêt aux forages de Shell en Guyane

    LE MONDE | 13.06.2012 à 14h44 • Mis à jour le 13.06.2012 à 14h44

    Par Marie-Béatrice Baudet

    Shell a fait venir de Corée du Sud le "Stena-Icemax", un navire-plate-forme, pour explorer la zone pétrolière en Guyane. Shell a fait venir de Corée du Sud le "Stena-Icemax", un navire-plate-forme, pour explorer la zone pétrolière en Guyane. | STENA DRILLING

    C'est un véritable coup de théâtre. Et il a lieu en Guyane. Le groupe Shell, qui pensait pouvoirdébuter, d'ici à la fin juin, une série de quatre forages exploratoires à 150 kilomètres des côtes du département français d'outre-mer, grâce à son permis de Guyane maritime, va être stoppé dans son élan par le gouvernement : "La compagnie ne dispose pas aujourd'hui de toutes les autorisations nécessaires pour lancer les opérations", indique le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

    Shell attendait en effet que lui soient délivrés, jeudi 14 juin, deux arrêtés préfectoraux complémentaires par les autorités de Cayenne. Il va lui falloir patienter, "le temps, précise-t-on au ministère, d'un travail en profondeur et général sur la manière dont sont instruites et validées les demandes de permis d'hydrocarbures".

    "Cette remise à plat est absolument nécessaire car la situation laissée par l'ancien gouvernement est extravagante, comme a pu le démontrer le psychodrame qui a eu lieu autour de l'exploration possible de gaz de schistedans l'Hexagone", ajoute le ministère.

    Objectif ? La refonte du code minier français, un vieux monsieur dont la loi fondatrice date du 21 avril 1810. Les différentes réformes dont il a fait l'objet jusqu'à maintenant ont peu œuvré pour l'information et la consultation des territoires concernés par les forages. Et n'ont guère pris en compte la question de leur impact environnemental.

    Cette réforme est considérée comme prioritaire par la nouvelle ministre de l'écologie, Nicole Bricq, qui entend la mener à bien au cours de l'été. Elle a pu approfondirle sujet lors des débats parlementaires qui ont précédé l'adoption de la loi du 13 juillet 2011 sur l'interdiction de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste.

    Sénatrice (PS) de la Seine-et-Marne (Ile-de-France), elle était alors à l'avant-garde des élus de l'opposition qui appelaient Nicolas Sarkozy à réformer le code minier avant toute nouvelle mesure législative sur les hydrocarbures, conventionnels ou non.
     

    CHEZ SHELL, C'EST LA STUPÉFACTION

    "Pas question aujourd'hui de forcer la main au nouveau gouvernement en continuant de sacrifier l'environnement", insiste-t-on au ministère de l'écologie et du développement durable. Shell est le premier pétrolier à être visé par cette volonté réformatrice. Mais d'autres compagnies pourraient être concernées, notamment celles, à l'instar du groupe Toreador-Hess, qui pensaient débuter prochainement des forages en Ile-de France à la recherche officiellement non plus de gaz de schiste mais de pétrole conventionnel.
     

    "Si le gouvernement persiste dans cette méthode, nous allons vivre une période d'insécurité juridique", s'inquiète-t-on au sein d'un groupe pétrolier international. Chez Shell, c'est la stupéfaction. "Je n'ai aucune information, explique Patrick Roméo, président de Shell France. Si je peux comprendre le souci du gouvernement, cette décision n'est pas adaptée à notre cas particulier. Notre dossier était déjà instruit et quasiment bouclé. Qui plus est, nous avons informé et consulté la population bien au-delà du cadre législatif actuel."

    Pour lui, c'est un signal négatif pour l'ensemble de l'industriepétrolière. L'exploitation du bassin pétrolier guyanais de Zaedyus, à 6000 mètres de profondeur, pourrait s'élever à 300 millions de barils : "Une occasion pour la France de réduire ses importations d'or noir, et une aubaine pour la Guyane où le chômage est très élevé", explique M. Roméo. Le coût du projet, de l'exploration à l'exploitation, a été évalué entre 5 et 10 milliards de dollars (4 à 8 milliards d'euros).

    Si le gouvernement maintient sa décision, Shell va devoir patienter. Ce qui risque de lui coûter cher. Le pétrolier, opérateur du permis de Guyane maritime dont il détient 45 % des parts - le reste du consortium rassemble Hardman Petroleum (27,5 %) et Total (25 %) - a fait venir de Corée du Sud, sorti tout droit du chantier de construction, le Stena-Icemax, un navire plate-forme équipé des technologiesles plus innovantes.

    Le bâtiment est attendu dans les eaux guyanaises le 19 juin. "Ce type de navire est une denrée rare. Il ne pourra pas restersur place indéfiniment. D'autres bateaux d'escorte l'accompagnent. C'est une flotte qui a été mobilisée et des centaines de personnes au travail", explique M. Roméro. Selon un expert, chaque jour de retard pourrait coûter à Shell environ un million de dollars, voire plus.

     UNE OMBRE PLANE SUR CE DOSSIER

    Au ministère, on rappelle que l'opérateur prévoit le recours à la technique dite "des boues à l'huile". Un procédé polluant qui pourrait menacerdans le cas de ce forage en offshore profond - donc à risques - la biodiversité locale (tortues, cétacés, mangrove, oiseaux marins).

    Qui plus est, une ombre plane sur ce dossier, celle de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine maritime), vendue par Shell en 2008 à Pétroplus. Le site (550 salariés) est à l'arrêt depuis début janvier à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse.

    Or les repreneurs potentiels semblent hésiter face au montant de la dette environnementale - le coût de la dépollutiondu site est évalué jusqu'à 300 millions d'euros - laissée par l'ancien propriétaire des lieux, Shell. Pour Patrick Roméro, il n'existe plus aucun lien juridique entre le groupe pétrolier et Petit-Couronne. 

    Infographie pour Le Monde Infographie pour Le Monde | Infographie pour Le Monde

    Marie-Béatrice Baudet


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  • Nous apprenons par une dépêche AFP et un article dans Libération (entre autres) 

    http://www.liberation.fr/terre/2012/06/03/point-noir-au-large-de-la-guyane_823330

    que les grandes associations environnementales montent enfin "au créneau" contre le permis de Guyane.

    Ils font par exemple comme moi le parallèle avec l'annulation du permis "Rhone Maritime" dont les arguments devraient s'appliquer également au permis Guyane Maritime.

    Mais j'y apprends surtout que   Shell envisage d'utiliser la technique dite des "boues à l'huile" pour faciliter les forages .

    Kezako ?
    Tout forage necessite des fluides pour la lubrification des trépans et pour aider à la remontée des résidus de forage.

    Ces fluides peuvent être de toute sorte, même de l'eau dans les forages simples... mais plus les forages sont profonds (et donc chauds) et compliqués ,  plus les additifs utilisés deviennent complexes; A base d'huiles ou de produits pétroliers ils peuvent recevoir des additifs  nocifs pour l'environnement en grande quantité.

    Vous trouverez dans cet article une description technique très poussé de l'usage des boues de forages, mais un petit paragraphe  a attiré mon attention, concernant leurs utilisation dans les forages offshore et les études faites en Mer du Nord sur leurs conséquences environnementales :

     

    Les forages offshore se comptent aujourd'hui par milliers. Pour des raisons techniques et de coûts ils utilisent généralement des huiles synthétiques comme fluide de forage, et de nombreux additifs chimiques. Parfois éloignés des côtes, il leur est alors difficile d'y envoyer leurs déchets. Certains sont autorisés à rejeter en mer certains déchets, mais à condition de ne pas dépasser certains seuils de toxicité. Les rejets accidentels sont néanmoins fréquents.
    Des études récentes ont en mer du nord porté sur les les effets environnementaux des « boues de forage à base d'huile » en s'appuyant sur les données environnementales disponibles24 25 à partir de la surveillance effectuées autour de plates-formes en mer du Nord. Les chercheurs ont constaté que malgré un effet de dispersion très important dû au milieu marin, une nette contamination des sédiments par les boues sous certaines plates-formes et à proximité (ex : taux d'hydrocarbures jusqu'à 1000 fois plus élevé dans un rayon de 250 m autour des plates-formes qu'en arrière-plan). Cependant, le « gradient » de pollution décroit rapidement pour atteindre le « niveau de pollution de fond » (teneur moyenne régionale) à 2000-3000 m du pied de la plate-forme. Les impacts effets biologiques semblent plus importants pour les boues à base d'huile que pour les boues à base d'eau. les effets délétères les plus marqués sont généralement détectés dans un rayon de 400 m autour de la plate-forme ; les communautés d'organismes marins redevenant normales (dans leur composition) dans le rayon de 400 m à 1 km. Les impacts vont de l'asphyxie par anoxie sous la boue sédimentée à des effets d'eutrophisation ou d'écotoxicité chimique.
    La forme et l'étendue de la zone manifestement polluée varient ; Elles sont largement déterminées par les courant et l'ampleur des opérations de forage. Des taux élevés d'hydrocarbures sont détectées au-delà des zones d'effets biologiques observables26 ;

     

    Le rejets des boues a un cadre législatif très complexe (trop pour moi ;-) ) , mais si je veux rester simple et un peu polémique : normalement toute boue de forage est en déchet qui doit être traité par celui qui la produit. Contenant des produits nocifs pour l'environnement il ne peut-être question de les rejeter dans le milieu naturel .  Et la Mer est un milieu naturel, même si sa capacité de dilution peut paraître grande  à certains.

     

    http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/dri/RMGC00-027.pdf 

    et    http://www.ordimip.com/1-27671-Dechets.php?id=92


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  • La Guyane, d'une richesse en biodiversité inouïe, est menacée par des forages pétroliers aux larges de ses côtes. La société Shell prévoit très prochainement une nouvelle campagne sismique et un nouveau forage d'essai. Ce qui est valable pour nos Calanques doit être valable pour la mangrove !

    J'informerai désormais dans ce blog des avancées des "travaux" ainsi de la résistance qui s'organise !

     

    Ci-dessous un article du journal en ligne "mer et marine"  de septembre 2011 lorsque la présence de pétrole a été confirmé par un forage: 

    Du pétrole découvert dans les eaux guyanaises


    Une plateforme de forage de la compagnie américaine Ensco
    crédits : ENSCO


    12/09/2011

     


    Du pétrole a bien été trouvé au large de la Guyane, dans le cadre d'une campagne d'exploration offshore lancée en mars dernier. Porté par le groupe britannique Tullow Oil, associé à Total, Shell France et Northern Petroleum, le programme de forage a été mené par la plateforme Ensco 8503. Vendredi, Total et Shell ont annoncé la découverte d'hydrocarbures à environ 150 kilomètres au nord-est de Cayenne. « Les premiers résultats sont encourageants. Nous sommes satisfaits des résultats préliminaires du premier forage exploratoire jamais entrepris au large de la Guyane française », affirme Shell. La découverte a été réalisée sur le puits GM-ES-1, foré par un peu plus de 2 000 mètres de profondeur d'eau et atteignant actuellement une profondeur de 5 711 mètres sous le niveau de la mer. « Cette découverte fait suite à l'acquisition, entre la fin 2009 et le début de 2010, d'une campagne sismique 3D couvrant 2500 kilomètres carrés sur la zone Est du permis de Guyane Maritime. Les mesures effectuées au cours du forage du puits ont montré l'existence de réservoirs gréseux imprégnés d'hydrocarbures liquides. Après une campagne de mesures intermédiaires, le forage du puits GM-ES-1 reprendra prochainement pour atteindre sa profondeur finale prévue. Le potentiel de production et l'étendue des ressources devront ensuite être précisés lors d'une campagne de forages de délinéation », explique Total.
    Le puits GM-ES-1 fait partie du permis Guyane Maritime, délivré aux groupes pétroliers par les autorités françaises. Ce permis, qui s'étale sur 32.000 m2 à des profondeurs d'eau de 2000 à 3000 mètres, pourrait abriter une très importante réserve d'hydrocarbures. « Cette zone couvre le prospect foré par le puits GM-ES-1 ainsi que plusieurs autres prospects dans des pièges similaires sur une thématique dite de marge abrupte », précise Total, qui détient 25% de Guyane Maritime. Opérateur, Tullow en détient 27.5%, alors que les participations de Shell et de Northpet sont respectivement de 45% et 2.5%

    Vous trouverez sur ce site  http://www.une-saison-en-guyane.com/breves/les-bruits-de-locean/infographie-sur-le-petrole-au-large-de-la-guyane/   une infographie très complète ainsi qu'un article qui explique les enjeux économiques et environnementaux des forages au large de Guyane.

    En dessous un aperçu du site la préfecture de la Guyane. Pour avoir tous les dossiers lisibles et "cliquables" il faut se rendre sur le site de la préfecture, tous les liens fonctionneront:  http://www.guyane.pref.gouv.fr/shell-ouverture-de-travaux/

    Le fait que ces documents soient publique est déjà un premier pas, des associations se sont battues pour cela !

      Shell : ouverture de travaux

    La société Shell Exploration and Production France SAS a déposé fin mars 2012 un dossier de déclaration d’ouverture de travaux de forages et d’étude sismique en mer au large de la Guyane. Ces travaux s’inscrivent dans la poursuite du programme global de recherches d’hydrocarbures conduit dans le cadre du permis d’exploration « Guyane Maritime ».

    Le plan de prévention associé à ces travaux sera disponible sur le site internet à compter du 20 avril 2012.

    Ces documents sont également consultables dans les locaux de la DEAL Guyane, site Buzaré impasse Buzaré à Cayenne depuis le 10 avril 2012.

    Dossier de déclaration d’ouverture de travaux de forages :

    Dossier de déclaration d’ouverture de travaux d’études sismiques :

     

    Les observations du public peuvent être déposées à l’adresse suivante :

    Imprimer cet article Publié le 18 - 04 - 2012 dans : Communiqués/Dossiers de presse

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