• le décret qui intrigue

     ...  et qui inquiète à juste titre (?) les opposants aux forages en Méditerranée !

    Est paru au Journal Officiel du 14 octobre 2012 un décret que je vous copie ci-dessous in extenso.

    Ce décret crée au large des cotes méditerranéennes une Zone Économique Exclusive (ZEE) qui se substitue à la Zone de Protection Écologique (ZPE).

    Suite à cette publication je me pose les questions suivantes :

     

    -  je ne mets pas en cause la nécessité d'une ZEE.

    -  mais pourquoi commande t-elle automatiquement l'abrogation de la ZPE ?

    -  sur quelle base juridique les permis ont été délivrés (puisqu'il y n avait pas de ZEE) ?

    -  en outre, la ZPE était contenue dans une loi, est-ce qu'un décret peut se substituer à une loi de manière aussi facile ?

    -  quand est ce que le gouvernement répondra à la demande de renouvellement du permis Rhône Maritime ?

    -  est ce qu'il y a des liens entre cette réponse gouvernementale "en suspens" et la création de la ZEE ?

    -  cette ZEE n'ouvre t-elle-pas grande la porte des exploitations minières et d'hydrocarbures à venir.

    -  n'est elle pas également un préalable au commencement du projet "Gold" ?

     

    Mais peut-être un bon juriste spécialisé "mer" pourra y répondre.

     

    JORF n°0240 du 14 octobre 2012 page 16056
    texte n° 5


    DECRET
    Décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012 portant création d'une zone économique exclusive au large des côtes du territoire de la République en Méditerranée

    NOR: MAEJ1109102D

    Publics concernés : utilisateurs de la mer en Méditerranée.
    Objet : création d'une zone économique exclusive en Méditerranée qui se substitue à la zone de protection écologique créée en 2003.
    Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication.
    Notice : le décret crée une zone économique exclusive (ZEE) au sens de la convention des Nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, dite " convention de Montego Bay ", ce qui a pour effet de :
    ― conférer à l'Etat des droits souverains pour l'exploration, l'exploitation, la conservation et la gestion des ressources naturelles, biologiques ou non, se trouvant dans les eaux, sur le fond de la mer et dans le sous-sol de la zone considérée ;
    ― renforcer sa capacité à lutter contre toutes les formes de pollutions ;
    ― lui permettre d'y mener d'autres activités tendant à l'exploration et à l'exploitation de cette zone maritime à des fins économiques, telles que la production d'énergie à partir de l'eau, des courants et des vents ;
    ― l'autoriser à mettre en place et à utiliser des îles artificielles et autres installations ou ouvrages, telles que des plates-formes de forage et des éoliennes.
    Références : le décret peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
    Le Premier ministre,
    Sur le rapport du ministre des affaires étrangères,
    Vu la convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée à Montego Bay le 10 décembre 1982, notamment sa partie V ;
    Vu la convention de délimitation maritime entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de Son Altesse Sérénissime le Prince de Monaco, signée à Paris le 16 février 1984 ;
    Vu la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne relative à la délimitation des frontières maritimes dans la région des bouches de Bonifacio, signée à Paris le 28 novembre 1986, et son rectificatif ;
    Vu le code de l'environnement, notamment son article R. 218-15 ;
    Vu la loi n° 71-1060 du 24 décembre 1971 modifiée relative à la délimitation des eaux territoriales françaises ;
    Vu la loi n° 76-655 du 16 juillet 1976 modifiée relative à la zone économique au large des côtes du territoire de la République, notamment son article 5 ;
    Vu le décret du 19 octobre 1967 définissant les lignes de base droites et les lignes de fermeture des baies servant à la détermination des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur des eaux territoriales ;
    Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
    Décrète :


    Il est institué au large des côtes du territoire de la République en Méditerranée une zone économique. Cette zone comprend deux parties séparées par les eaux territoriales entourant la Corse.
    Les limites de cette zone sont définies, dans les deux tableaux ci-dessous, par une liste de points et de segments joignant chaque point au point suivant du tableau. Ces segments sont déterminés, selon le cas, par une loxodromie (ligne droite sur les cartes en projection Mercator) ou par la limite des eaux territoriales définie à partir des lignes de base décrites par le décret du 19 octobre 1967 susvisé. Les coordonnées sont exprimées dans le système géodésique WGS 84.

     


    Partie Ouest

     


    NUMÉRO

    COMMENTAIRE

    LATITUDE NORD

    LONGITUDE EST

    NATURE
    du segment

    0

    Point situé à la latitude de la frontière terrestre avec l'Espagne, sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    42° 26,12'

    3° 26,88'

    Loxodromie

    1

     

    42° 26,12'

    3° 33,50'

    Loxodromie

    2

     

    40° 05,00'

    5° 21,50'

    Loxodromie

    3

     

    40° 05,00'

    6° 16,67'

    Loxodromie

    4

     

    41° 15,50'

    5° 53,00'

    Loxodromie

    5

     

    41° 50,00'

    6° 50,00'

    Loxodromie

    6

     

    41° 50,00'

    7° 00,00'

    Loxodromie

    7

     

    41° 35,00'

    8° 20,00'

    Loxodromie

    8

     

    41° 18,00'

    8° 40,00'

    Loxodromie

    9

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    41° 15,46'

    8° 48,76'

    Limite extérieure des eaux territoriales à l'ouest de la Corse

    10

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    43° 13,62'

    9° 24,33'

    Loxodromie

    11

     

    43° 30,00'

    9° 00,00'

    Loxodromie

    12

     

    43° 00,00'

    8° 00,00'

    Loxodromie

    13

     

    43° 00,00'

    7° 50,00'

    Loxodromie

    14

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    43° 33,67'

    7° 35,00'

    Limite extérieure des eaux territoriales

    15

    Point situé sur la délimitation maritime entre la France et Monaco et sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    43° 32,20'

    7° 31,99'

    Loxodromie

    A3

    Point de la délimitation maritime entre la France et Monaco

    42° 57,92'

    7° 45,35'

    Loxodromie

    B 3

    Point de la délimitation maritime entre la France et Monaco

    42° 56,72'

    7° 43,37'

    Loxodromie

    16

    Point situé sur la délimitation maritime entre la France et Monaco et sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    43° 30,98'

    7° 30,02'

    Limite extérieure des eaux territoriales

    0

    Point situé à la latitude de la frontière terrestre avec l'Espagne, à la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    42° 26,12'

    3° 26,88'

     

     


    Partie Est

     


    NUMÉRO

    COMMENTAIRE

    LATITUDE NORD

    LONGITUDE EST

    NATURE
    du segment

    17

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    42° 10,00'

    9° 49,50'

    Loxodromie

    18

     

    41° 35,00'

    10° 15,00'

    Loxodromie

    19

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    41° 26,02'

    9° 37,86'

    Limite extérieure des eaux territoriales

    17

    Point situé sur la limite extérieure des eaux territoriales françaises

    42° 10,00'

    9° 49,50'

     

     


    Les limites figurant dans les tableaux de l'article précédent seront modifiées, le cas échéant, en fonction des accords de délimitation qui seront conclus avec les Etats riverains conformément à l'article 74 de la convention des Nations unies sur le droit de la mer.


    L'article R. 218-15 du code de l'environnement est abrogé.


    Le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'économie et des finances, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le ministre de la défense et la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


    Fait le 12 octobre 2012.


    Jean-Marc Ayrault


    Par le Premier ministre :


    Le ministre des affaires étrangères,

    Laurent Fabius

    Le ministre de l'économie et des finances,

    Pierre Moscovici

    La ministre de l'écologie,

    du développement durable

    et de l'énergie,

    Delphine Batho

    Le ministre de la défense,

    Jean-Yves Le Drian

    La ministre de l'enseignement supérieur

    et de la recherche,

    Geneviève Fioraso


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